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Le RSA ouvert aux jeunes : rencontre-débat organisée par la JC du Havre

25 septembre - Les jeunes ne doivent plus être exclus du revenu de solidarité active pour l’unique raison qu’ils sont jeunes...

→ Quelques chiffres :

-  20 % des étudiants vivent sous le seuil de pauvreté,
-  24 % des étudiants issus de milieux populaires déclarent avoir d’importantes difficultés financières,
-  30 % des étudiants renoncent à des soins médicaux,
-  31 % ne reçoivent pas d’aide de leurs parents,
-  Le revenu moyen des étudiants est de 837 €/mois, et de 737 €/mois pour les enfants d’ouvriers et d’employés,
-  quasiment 25 % des étudiants déclarent ne pas manger à sa faim.

→ L’obtention du RSA est conditionnée au fait d’avoir occupé l’équivalent de deux ans d’un emploi à temps plein durant les trois dernières années ou avoir un enfant à charge.

→ Le RSA pose le problème du nom de ce dispositif avec l’idée que l’idée d’un RSA n’est pas une perspective pour la jeunesse.

→ L’idée des députés communistes c’est de distinguer les jeunes en étude, des jeunes qui ne sont ni en étude ni en formation, et qui n’ont aucun revenu.

► Les jeunes en étude bénéficieraient d’un « revenu étudiant », qui serait conditionné par l’inscription et au suivi d’études d’une personne sans ressources initiales. Le montant est à voir, mais c’est le SMIC qui est généralement proposé.

► Les jeunes sans formation, sans étude et sans revenu bénéficieraient du « RSA moins de 25 ans ».

→ Ce RSA – de 25 ans ne concernerait au final pas tant de monde que cela, et est réalisable d’un point de vue financier.

→ Ce RSA serait donc un véritable filet de sécurité pour tous, à partir de 18 ans.

► La philosophie de cette idée, c’est de dire que si l’on a le droit de vote à 18 ans, si l’on paie les cotisations sociales lorsque l’on travaille, si l’on paie des impôts, pourquoi ne pas avoir le droit au RSA avant 25 ans ?

→ Cette proposition de RSA – de 25 ans fait consensus dans toutes les organisations de jeunesse dans la mesure où ce serait un dispositif logique.

→ La philosophie qui sous-tend la question d’un RSA à moins de 25 ans, c’est : est-ce qu’on considère le jeune comme émancipé de sa famille ?

► Pour que les jeunes puissent être autonomes, il faut qu’il soit placé en dehors des solidarités familiales, qui ne font que renforcer, dès le plus jeune âge, les inégalités sociales, de patrimoine, économiques, etc.

Le système de bourse actuel ne répond pas aux besoins, soit parce que les montants sont trop faibles, soit parce qu’il exclut bon nombre de jeunes issus des classes moyennes qui pourtant ont besoin d’une aide financière.

→ Les députés communistes ont imaginé, pour limiter le cout d’une telle mesure, même si ce n’est pas idéal, supprimer la demi-part d’imposition sur les jeunes de moins de 25 ans afin de récupérer ces moyens et les mettre dans ce dispositif.

→ D’autre part, la question du RSA se pose dans le cadre d’une réflexion plus globale sur ce que la nation dépense pour éduquer et former la jeunesse : comment s’en sortir aujourd’hui, surtout à l’époque du Covid-19, lorsque l’on n’a ni stage ni formation adéquate parce que l’on s’était engagé dans une filière qui a coulé en quelques mois (hôtellerie, restauration principalement) ?

► C’est là que le RSA – de 25 ans soulagerait pleinement les jeunes qui ne peuvent compter sur la solidarité familiale.

► Le RSA – de 25 ans doit aussi s’inscrire dans une politique de renforcement des dispositifs d’insertion et de formation pour les jeunes sans diplômes (qui sont 300.000 par an à sortir du système scolaire sans diplôme).

► L’amélioration des conditions d’étude à l’université également, permettrait de perdre moins d’étudiants ; la meilleure orientation dès le lycée serait aussi une solution intéressante.

→ Aujourd’hui, l’argument majeur contre la mise en place du RSA aux moins de 25 ans, c’est qu’il existe la « garantie jeune » du RSA. Or, cette garantie jeune ne concerne que les jeunes en insertion, mais lorsqu’il n’y a même pas de possibilité de trouver une formation, la garantie jeune ne s’applique pas.

► Donc plutôt que de tenter de bidouiller avec ce dispositif (qui est positif dans l’état actuel des choses), il faut simplifier les choses et proposer un RSA jeune complet.