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10 ans après Fukushima : tourner enfin la page de l’ère de la fission nucléaire

13 mars - Rassemblement à Coty cet après-midi à l’occasion des 10 ans de la catastrophe Fukushima.

Voici le texte de mon intervention à cette occasion :

"10 ans après Fukushima, dans un pays qui pourtant connaissait mieux que quiconque les conséquences terrifiantes du recours au nucléaire, aucun expert n’est en mesure de dresser un bilan de cette catastrophe.

Malgré tout, à en croire les promoteurs du nucléaire, tout va bien à Fukushima et l’avenir de l’énergie atomique serait dégagé.

Certes, comme souvent après une catastrophe, le retour d’expérience, poussé par l’exigence des opinions publiques à ne plus jamais vivre ça, a permis de renforcer la sûreté nucléaire, la prévention des accidents a progressé, cependant « on ne peut complètement écarter le risque d’une nouvelle catastrophe », comme l’a souligné cette semaine la directrice générale adjointe de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.

Après les accidents de Santa Susana, Lucens, Saint-Laurent-des-Eaux, Monticello, Three Mile Island, Tchernobyl, Vabndellos, Sosnovy, Blayais, Indian point, Forsmark, Kashiwazaki, Krsko, Fukushima et Fort Caloun, sans compter ceux intervenus sur les unités de production de plutonium, on nous rappelle ainsi que le risque zéro n’existe pas.

Je ne suis pas de cet avis, le risque zéro existe : si l’humanité tourne enfin le dos à cette énergie et aux risques qu’elle porte en elle, tant que le processus de fusion nucléaire n’est pas pleinement maitrisé.

À défaut de quoi, les peuples comme les écosystèmes resteront sous l’emprise d’une menace dont les gains attendus par son exploitation demeurent sans aucune mesure avec les conséquences dévastatrices qu’elle induit.

Et que l’on ne vienne pas nous dire que le nucléaire est bon pour lutter contre le réchauffement climatique, quand dans le même temps il conduit :

-  A faire peser sur toute la planète un risque de destruction massive pour les armes nucléaires comme pour les centrales ;

-  A enfouir sous terre pour des milliers d’années des déchets radioactifs que l’on ne sait pas traiter ;

-  Et à envoyer l’armée française partout où il y a de l’uranium pour sécuriser une filière qui n’existe pas sur le sol français.

Les exigences de la transition écologique désormais admises et l’urgence à agir se faisant chaque jour de plus en plus prégnantes, la question du nucléaire civil comme militaire doit être intégrée sans plus tarder à cette transition.

L’heure n’est plus à la construction de centrales nucléaires, de nouvelles unités, l’heure est à la fermeture progressive de nos centrales et au financement massif d’une recherche publique pour de nouvelles énergies, pour le bien de l’humanité.

La guerre n’est jamais une fatalité, le nucléaire pas plus."

Revue de presse :

https://www.mediapart.fr/journal/france/110321/fukushima-la-france-n-pas-tire-les-lecons?onglet=full
https://reporterre.net/10-ans-apres-l-impossible-retour-des-habitants-de-Fukushima
https://reporterre.net/Fukushima-nous-a-fait-entrer-dans-l-ere-du-capitalisme-apocalyptique