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Envoyer une lettre devient un produit de luxe ?

20 janvier - Pour les particuliers, le prix du timbre vert (pli distribué sous 48 heures en France métropolitaine) passe de 0,97 € à 1,08 €, celui du timbre rouge (lettre prioritaire distribuée en 24 heures en France métropolitaine) étant porté dans le même temps à 1,28 € (contre 1,16 €).

Après avoir déjà subi une hausse de 4,7% au début de l’année 2020, le prix des timbres a une nouvelle fois augmenté au 1er janvier dernier. Soit une augmentation de 11% pour le timbre vert et de 10% pour le timbre rouge.

Dans une habile présentation, la Poste explique ces augmentations par une baisse régulière et conséquente du trafic courrier. Donc moins nous envoyons de lettres plus nous devons payer nos envois… Logique non ?... Pas vraiment en y regardant de plus près…

• Cette logique c’est celle de la libéralisation du service postal et de la fin du service public.

Il n’y a pas de fatalité… Si l’activité courrier est un service public, le coût du service n’a pas être supporté par les usagers mais également par le budget de la Nation. D’autant que le groupe La Poste bénéficie d’apport massif d’argent public.

Comme il est fait démonstration à chaque fois (eau, gaz, électricité, courrier…) la libéralisation des services publics entraine systématiquement des hausses en cascade pour les usagers.

La distribution du courrier devrait être un service public, or il ne l’est plus…

• Le groupe La Poste tue le service public de distribution du courrier.

Plus La Poste augmente ses tarifs, plus le trafic baisse. C’est mécanique. Or, le groupe est découpé en plusieurs branches, l’activité courrier est isolée au sein de l’une d’elles. Cela permet au groupe d’afficher un déficit régulier de son activité courrier alors que toutes ses autres branches sont bénéficiaires.

Globalement le groupe est donc en excellente santé. Son chiffre d’affaires augmente, son résultat net également, sa dette recule.

Et pourtant les tarifs du timbre s’envole…

• La patrimoine de la Nation.

La Poste a épousé un statut privé, sauf qu’elle fait partie du patrimoine de la Nation. Sa notoriété mais aussi son attractivité reposent sur des générations d’investissements publics pour créer et développer un réseau postal de proximité et un réseau de facteurs reconnus comme les plus efficaces au monde.

Sans cette histoire, ce patrimoine, où en seraient toutes les activités du groupe ?... et ses bénéfices bel et bien réels...

Le service public postal doit par conséquent être rétabli.